“Mon rapport à la Nature et ce qu’elle a changé dans ma vie.”

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L’art est un pas de la nature vers l’infini   – Khalil Gibran

J’ai écrit cet article en réponse à une invitation au carnaval d’articles sous le thème “Mon rapport à la Nature : ce qu’elle a changé dans ma vie” proposé par Adrien Coquelle du blog www.posenature.fr. Vous pouvez trouver son évènement ainsi que sa vision et expérience et celle d’autres amis blogueur en suivant ce lien : https://posenature.fr/decouvrez-dautres-univers-sur-la-nature/

“Mon rapport à la Nature 

                                et ce qu’elle a changé dans ma vie.”

Ca fait déjà beaucoup d’années que je vis exclusivement dans des grandes villes. J’ai élu domicile à Paris après avoir vécu d’abord à Munich en Allemagne, puis à New York. Quand je me déplace, c’est encore pour aller dans des métropoles, Bruxelles, Barcelone, Shanghai, Pékin, Rome, Milan, Londres, … et pourtant …

Mes débuts sauvages

Petite j’ai vécu dans une grande maison avec mes grand-parents déjà d’un certain âge. Devant la maison, un petit jardinet représentatif avec des parterres fleuris, mais, derrière la maison, c’était un paradis bucolique ! Tantôt “indien” averti, tantôt explorateur dans la jungle, mon imagination ne connaissait pas de limites et j’ai passé des heures à observer tout ce qui bougeait dans ce jardin aux nombreux arbres fruitiers et buissons épais. Ca grouillait d’insectes et petits animaux mammifères. A cette variété s’ajoutait deux chiens, un teckel et un caniche royal, deux chats, deux tortues et des poissons rouges. Des animaux en cours de sauvetage était de passage, un crapaud qui arpentait mes épaules et un moineau secouru des griffes du chat et qui voletait librement dans une vaste cuisine.

Mon plus grand plaisir était de dormir en tente sous un arbre à mirabelles et de faire des sauts, des roues et des pas de danse dans l’herbe frais du petit matin.

Nature vs conventions humaines

L’organisation de la nature me semblait fascinante mais évidente pendant que j’ai eu la plus grande méfiance à l’égard des humains dont je n’arrivais guère à comprendre les règles très étranges et contradictoires de politesse et d’interactions entre eux. Je dois avouer qu’en tant qu'”indien” qui se respecte je me trouvais souvent là où personne ne me soupçonnait et j’entendis des choses qui n’étaient pas destinées à mes oreilles !                 J’ai décidé de ne faire confiance qu’à la nature et d’écouter mon corps.

Pourtant, à l’âge de 10 ans mes années “nature” se terminaient abruptement quand j’entrais en internat, une prison dorée marquée surtout par une immobilité quasi-complète.

Quand, à 17 ans, j’ai eu une chambre dans un petit village près de Munich, la première chose était de renouer mes liens avec la nature. Oubliée l’école, mon école buissonnière se faisait dans un petit club d’équitation tout près et me voilà partie à explorer les forêts environnantes seule en cheval pendant de longues heures.

Mais vous allez me demander, si la nature est si importante pour toi, pourquoi tu vis maintenant en ville ?

le déclic qui a changé ma vie

La vie nous joue bien des tours … Tout me destinait à une carrière dans les Beaux-Arts et une vie paisible quand un jour d’été le spectacle d’une compagnie de danse à changé ma vie et ma voie.

M’engageant dans une formation professionnelle de danse voulait également dire, vivre par la suite là où il y a le plus de travail, New York, Londres, Paris,  … Et je suis ici, entourée des immeubles, en train de rêver de vert, de vent, de vie nature !

Pour dire qu’on s’habitue, on prend ses marques, puis on oublie. On pourrait appeler ça, choisir ses priorités, même si on décide pas vraiment. C’est plutôt la vie qui nous “largue” quelque part et on s’y adapte, du moins, pendant un certain temps, au lieu de prendre des initiatives.

Un bout de nature reste toujours avec moi …

N’empêche que, ce bout de nature, l’expérience vécue en tant qu’enfant, je le garde précieusement avec moi et il est présent quand je danse. Des studios de Munich aux salles d’Ailey School, à la petite maison de Martha Graham ou de diverses scènes à travers le monde, il y a toujours la petite fille qui danse pieds nus dans l’herbe et qui regarde le ciel à travers les feuillages. J’ai comme une foi dans la force de la nature, cette nature dont on fait partie si on abandonne ses attributs humains et son égo. C’est la raison pour laquelle je danse, ces moments d’abandon qui me permettent de dépasser le “moi” pour m’approcher de ce “tout” qui est la nature.                                                                                  Des moments de grâce qui n’ont rien avoir avec esthétique, ambition ou technicité…

Je ne suis pas douée pour en parler. J’entends et je lis parfois des personnes qui parlent de connexion, de rituel, mais je pense que les mots, si beaux qu’ils sonnent, nous éloignent de l’essentiel, de notre propre expérience et relation personnelle avec la nature.

Soyez actifs et curieux, allez dans la nature, observez, écoutez, … soyez inspirés, … dansez !

Et depuis …

Devenue photographe professionnelle il y a peu d’années, je peux davantage me rapprocher de la nature, même si une grande partie de cette activité se joue assise sur une chaise devant mon ordinateur. Je rêve de nouveau de danse, des moments de bonheur en mouvement, et c’est pour cette raison que j’ai créé ce blog afin d’arrêter de procrastiner sur ma chaise, de me bouger et de partager mes expériences avec vous.

Pour me rapprocher de la nature j’ai abandonné mon studio photo parisien. A la place je me rends une ou deux jours par semaine dans un nouvel atelier, à cinq minutes d’une grande forêt et à une heure de Paris. Ce lieu sera consacre à un travail commencé il y a deux ans et exclusivement en photographie argentique, sur la nature et particulièrement sur la forêt. De belles aventures à venir, vive la nature !!!

 

Epilogue

Avec une grande tristesse j’observe que l’homme continue à se croire supérieur à la nature.

Ceci commence avec l’enfant qui arrache même sans regarder les feuillages, aux personnes qui jettent leurs déchets dans la rue en ville ou dans la forêt, aux entreprises pressés de faire du profit peu importe les conséquences environnementales, aux états à promouvoir le progrès de leur pays qui se rime avec destruction de la forêt et l’exploitation des sols..

J’ai envie de croire que le comportement de l’humain envers la nature changera. Ensemble avec la nature et non pas contre, et nous survivrons …

Toutes les photographies de ce site sont copyright Claudia Waldmann. Merci de respecter le droit d’auteur.

Découvrez d’autres articles sur ce sujet écrits par des collègues et amis blogueurs !

Cet article fait partie d’un “carnaval d’articles” sur le sujet ” Mon rapport à la nature : ce qu’elle a changé dans ma vie “, initié par Adrien Coquelle dont vous pouvez découvrir le magnifique blog de la photographie de nature ci-dessous. Je profite de le remercier à la même occasion et je vous invite de découvrir également les articles d’autres blogueurs sur le même sujet en suivant ce lien :

Mon rapport à la Nature : ce qu’elle a changé dans ma vie

 

 

 

 

2 Replies to ““Mon rapport à la Nature et ce qu’elle a changé dans ma vie.””

  1. Venant d’une petite ville et vivant à Paris maintenant, je connais bien ce dilemme. Il est nécessaire de se ressourcer au moins une fois par mois pour ne pas s’étouffer dans les métropoles. La nature avec son langage propre à elle nous inspire en tant qu’artiste, nous libère, nous remet les pieds sur terre. La ville pourtant est excitante et il y a plus d’opportunités. L’exercice physique comme la danse ou le yoga et puis la meditation sont des bons moyens pour retrouver le souvenir d’enfance dans la nature en nous. J’adore l’image de la petite fille qui regarde le ciel en dansant. Je peux parfaitement m’identifier avec toi !

  2. Merci Lisa !
    “Retrouver le souvenir d’enfance dans la nature en nous”, j’aime beaucoup cette phrase. J’ai vu que tu as aussi un blog, sur la maternité, “Doudou et Moi” ! Ah, moi, ça fait déjà quelque temps, mais quand je lis tes articles, ça réveille des souvenirs 🙂 et c’est comme si c’était hier. Etre danseuse et maman, on devient un peu wonderwoman !
    En tout cas, merci pour ton commentaire et à très bientôt 🙂
    Claudia

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